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samedi 5 novembre 2005

Un peu de glace....


Puerto Madryn est donc une petite ville sur la cote Atlantique ou plutôt dans le Golfo Nuevo aux portes de la péninsule Valdes. 
Le magnifique bleu de l'eau ne me fait malheureusement pas oublier que c'est une ville, qui, comme Bariloche n'a rien de bien excitant ou tout est formaté pour le touriste. Multitude d'agences de voyage, hôtels et guest houses chers et sans charme, et bien sur des cars entier de touristes. Mais pourquoi donc tant de monde me direz vous ???

Et bien, la péninsule Valdes est un endroit tout à fait exceptionnel et unique, ou l'on peut observer, dans des sites protégés (patrimoine mondial de l'humanité Unesco), des baleines, phoques, otaries, pingouins de Magellan, dauphins et orques en toute liberté !!!...Rien que ça !!!


C'est donc pour cela, que je me retrouve ici. 

Alors ce choix me prive d'une rencontre plus authentique avec les Argentins, puisque ici, rien ne me parait véritablement culturellement argentin. Les bus, les restos (ça, ça passe encore), les rues, les magasins, tout est conçu pour le touriste (pressé de plus).
J'espère, trouver un peu plus d'âme à El Calfate et bien sûr, à Buenos Aires. Pour l'instant, je me concentre sur cette nature extraordinaire et sur cette faune exceptionnelle, qui fait, elle aussi, l'âme de l'Argentine et de la Patagonie.
Je suis obligé malheureusement, la mort dans l'âme de louer les services d'une des dizaines d'agences pour visiter cette péninsule (la location de véhicule étant hors de prix ici pour moi tout seul).
Je me retrouve dans une jeep de 5, ça va, j'ai vu des bus de 60 !!!!
On descend donc tout d'abord à Punta Tombo dans une réserve naturelle exceptionnelle de pingouins de Magellans, si drôles et émouvants. Des milliers de pingouins y vivent en totale liberté. Actuellement c'est la saison de couve. Ils se partagent la tâche. L'un couve le petit oeuf, l'autre part en mer quelques jours, puis ils se relaient. J'ai pu donc observer des centaines de pingouins couvant dans leur petit nid, alors que d'autres se promènent de-ci de-là, d'autres semblent bronzer au soleil, pèchent ou se font la cour, d'autre enfin, posent pour les photos (et les croquis) !!!!


C'est donc après une observation, à mes yeux, trop courte, que nous reprenons la route pour la suite de ce tour !!!! Je vous raconte la suite. Ce n'est peut-être pas si intéressant mais c'est si pathétique !!!!
Nous poursuivons donc par une visite fort intéressante d'un superbe musée paléontologique. Vraiment très bien fait et très instructif. Squelettes de dinosaures et de mammifères de la région, oeufs ancestraux, fossiles... Le tout toujours un peu rapide, la guide nous poussant un peu vite vers la sortie. Mais j'ai su, en en rajoutant même un peu, rester le temps voulu, tout en exaspérant un peu cette guide et les deux touristes déjà installés dans la jeep, après avoir fait un tour à la cafette et au toilettes....Les mêmes qui, m'attendaient impatiemment dans la jeep, une demi-heure à peine, après avoir fait leur belles photos souvenir de pingouins, posant avec eux, qu'ils poseront sur leur belle cheminée, là-bas au Etats-Unis. Oui, ils étaient états-uniens !!!!


La suite, aurait pu être très intéressante. Mais elle ne le fût pas ....


Nous continuons donc notre route en visitant un vieux village de colons gallois, très présents dans cette partie de la région. Vieux village typiquement gallois : briques rouge, petites maisons, jardins... très chouette me dis-je. Mais alors que nous traversions ce village en véhicule, nous ne nous y arrêtons pas pour le visiter plus en profondeur. Non, nous nous dirigeons vers un salon de thé. 
Alors un salon de thé gallois, ça ne peut que me plaire !!! 
Oui, mais c'était un salon un peu spécial. 
Ce salon a accueilli cette chère princesse du nom de Lady Die (qui porte bien son nom d'ailleurs)!!! 
Avant son malheureux accrochage bien sûr... Du coup, c'est devenu une sorte de sanctuaire (comme pour les baleines) où l'on y garde ses stupides reliques. 
Sa tasse où elle a posé délicatement ses lèvres, la cuiller qu'elle a délicatement tenue dans ses mains, son fauteuil où elle a délicatement posé son petit.... Bref ! un vrai musée de stupidités pour gens stupides (et il y en avait un paquet). Alors que nous aurions pu admirer au moins une heure de plus ces charmants petits pingouins, nous sommes là, je suis là, dans un salon de thé gallois, avec des pâtisseries mauvaises (anglaises quoi, rose transparent façon silicone qui tremble), entourés de babioles princières. En deux mots (excusez moi d'être un peu familier) : les boules !!!!!

Bref, depuis je hais Lady Die, le pudding rose et les agences !!!!


Apres cette visite (ça valait le coup d'être raconté non ?) déprimante, nous rentrons enfin sur Puerto Madryn.


Malheureusement, le lendemain, pour allez voir les baleines, les prix des locations de voitures n'ayant pas baissés la nuit, je me retrouve donc obligé de recourir de nouveau à une agence !!!
Mais là, j'ai de la chance : je me retrouve tout seul dans une espace avec juste mon guide !!! La visite au sanctuaire de Lady Die a dû me porter chance (Bénie soit-elle)!!!!
Et cette journée, fut merveilleuse !!!!


J'embarque donc sur un petit bateau pour aller au large, essayer d'observer et d'apercevoir des baleines franches. 

Tout d'abord, quelques dauphins viennent nous faire escorte, plongeant, sautant et surfant sur les vagues. Puis, une grosse masse sort de l'eau, la voilà... superbe et majestueuse... la baleine !!!! Elle est accompagnée de son petit, et elle aussi nous suit lentement pour disparaître. 
Un peu plus loin une deuxième nous apparaît et là... chose extraordinaire (pour moi en tout cas) elle se rapproche à un mètre de la coque et sort sa tête comme pour nous observer, nous, l'appareil photo à la main, la bouche ouverte et faisant un gros " OOOOOoooaaaaaahhhhhh !!!!! " unanime. Elle reste ainsi quelques minutes puis replonge avec grâce dans les abysses.

Une autre baleine arrive, puis une autre grosse masse tout près, mais avec de belles taches blanches, c'est un orque qui ne fait que nous montrer rapidement qu'il est la, puis disparaît aussi vite qu'il est venu. Un peu plus loin, deux baleines, qui, comme dans un spectacle, nous offrent des sauts extraordinaires, sortant à pleine puissance de l'océan droit comme un pic....Puis plus rien...nous attendons un peu...mais non, les baleines ont disparu. Quel moment magique !


Nous prolongeons notre route (en voiture à nouveau) pour allez voir les phoques. Sur une plage, là aussi protégée, je peux observer ces animaux bizarres et énormes. Sorte de gros tas de graisse jonchant sur la plage sans grâce aucune (tel moi, sur mon canapé devant la télé), dormant la plupart du temps. Des bêtes de 1, 2, 3 tonnes. De temps à autres ils se déplacent, rejoignant leurs nombreuses femelles. Ils font quelques mètres en se tirant lamentablement tels des asticots énormes, s'aidant de leur deux seules pattes avant et tirant le reste du "corps". De temps à autres on semble voir un prémisse de duel en entendant des cris étranges.


Quelques otaries sont aussi présentes, moins nombreuses et plus gracieuses aussi.
Beaucoup d'oiseaux, et au loin, grâce aux jumelles, je peux revoir une ou deux baleines.
retour ému et heureux au village. 

Nuit réparatrice et re-départ, pour le sud de la Patagonie : El Calafate, 19 heures de voyage.

El Calafate est une petite ville presque tout au sud de l'Argentine, ici aussi, ville très touristique (pour changer) mais un peu plus vivante et vraie que les précédentes.

Mais El Calfate est la ville la plus proche du majestueux et somptueux glacier Perito Moreno. Un monstre de glace de 30km de long, 5 de large venant des montagnes et se jetant entre deux lacs.
Devant le glacier qui s'élève à 80 mètres hors de l'eau, le spectacles est absolument grandiose !!!!


D'un blanc surprenant avec le soleil, il a aussi des teintes bleues d'une intensité incroyable dues à la réflexion de la lumière. Je suis resté plus de 6 heures devant, presque au même endroit, à le regarder. Car il n'es pas statique : il bouge, il avance, il crisse, il hurle... En fait, il continue sa croissance, et régulièrement des blocs de glace tombent. Les petits provoquent un bruit important, les plus gros, transpercent le silence d'un fracas égal à un coup de tonnerre !!!! Les blocs s'écrasent dans l'eau et provoquent des vagues énormes. C'est superbe. On attend donc devant et on dissèque chaque mouvements, chaque craquements, chaque petit bruit dans l'attente d'un gros détachement. 


Le lendemain, je pars à l'assaut de ce monstre, lors d'un mini trek de 8 heures sur le glacier.
Espace blanc, crevasses, rivières souterraines, lagunes d'un bleu incroyable, rivières de surface, cascades, rapides...Un glacier, ça vit, sa bouge... des crevasses semblant rentrer au cœur de la terre laissent apercevoir des nuances de bleus allant du blanc au bleu Klein, à croire que c'est lui qui a badigeonné tout cela. Les contrastes sont superbes, les formes sont belles et mes jambes fatiguent....
C'est donc avec ce superbe bout de glace que je termine mon petit et trop court tours Patagonien. 


Je reprend l'avion pour Buenos Aires, ou, mon tour du monde prendra fin dans quelques jours...


A bientôt.

les presques dernier croquis…




Les fameux et drolatiques petit pingouins de Magellans. Dans leurs nids, ils dorment tendrement, parfois le bec repose sur une branche.

 Phoques. C'est gros, c'est simple,c'est lourd....et ca dort.

Le Perito Moreno.
Petit essai dans le froid, afin de rendre la beautée et la puissance de ce paysage...mais c'est petit...et il n'y a pas le bruit.




et les dernière photos de Patagonie…


Non ce n'est pas une moule ou une huitre en gros plan, c'est cette superbe baleine qui c'est raprochee si pres du bateau 

Plage, ciel et phoques dormant paisiblement sur le sable.


 Ciel ou peinture ????
 La Patagonie, c'est plat, tres plat. Paysage ne changeant que tres peu sur les centaines de kilometres parcourus.

 La beaute du glacier ne pouvant etre resume a un simple panoramique, je prefere vous montrer un petit detail. Une petite crevasse remplie d'eau ou le bleu ressort avec force.

mardi 1 novembre 2005

Steppes après steppes....


Me voici donc à Puerto Mont, un port, au centre-sud du Chili, au cœur de la région des lacs. 


Mais, le temps n'était pas avec moi : beaucoup de pluie, des gros nuages et un froid a faire rentrer des canards !!!!




La ville en elle même n'est pas des plus sympathiques mise à part le port justement à quelques centaines de mètres du centre.
On peux observer les bateaux déchargeant leurs récoltes journalières, les poissonniers, des phoques attendant des restes, et... au milieu de tout cela, des petits restos sur pilotis ainsi que des petites gargotes et des petits stands, où l'on peut déguster de savoureux plats à base de poissons bien sûr. Notamment le curanto, un superbe plat, avec du poisson, des moules, des palourdes, du lard, du poulet, des légumes et des pommes de terre.... arrosé d'un délicieux bouillon de crustacés et accompagné d'un tartare de saumon au citron et aux herbe !!! En deux mots : Un régal.

Je voulais donc aller me faire une belle promenade autour des lacs, peut-être même prendre le bateau, mais, tout est payant ici, et très cher !!!!
Le beau temps n'ayant pas fait le voyage avec moi, et comme la fin de mon petit tour se dessine(jdm), je décide de quitter le Chili, pour passer de l'autre cote, à quelques heures de bus, en Argentine !
Durant le trajet, la neige a blanchi les cols et les montagnes que je traversais.

J'arrive à Bariloche, plus bas, en ayant laisse la neige sur les hauteurs. Petite ville au pied des montagnes, nichée au milieu d'une région de lacs, elle aussi.

Alors, ici aussi, la ville n'est pas folichonne, mais au contraire de Puerto Mont, où il y avait de l'authenticité, ici tout est fait pour le touriste. Restos, bars, cafés, chocolateries, agences de voyage, souvenirs...une sorte de station de ski des Alpes...tout ce que je déteste !.....
Mais, heureusement, je quitte rapidement la ville pour découvrir la nature environnante et là... c'est sublime.
Routes splendides longeant les lacs (c'est la route des 7 lacs d'ailleurs). Lacs donc, montagnes, forets, panoramas sublimes à chaque virage, sur les pics encore enneigés...un vrai bonheur. Alors c'est vrai que ça peut faire penser un peu à la Suisse, l'Autriche ou les Alpes française, mais avec de l'espace en plus, et sur ces 600 km que j'ai effectué, seulement deux petits villages (certes, des stations touristiques) et une petite ville (elle aussi) mais sinon, rien. Pas un loueur de ski, pas une enseigne, pas de panneaux publicitaires, pas de (mauvais) restaurants le long des routes... la nature à l'état pur ! Même les routes n'étaient pas goudronnées sur la grande partie du trajet. J'avais des remords à faire ça en voiture, mais à pieds, c'est long....

Je dors à San Martin de los Andes (dans une superbe petit auberge, chez des gens tout à fait charmants), ville lovée entre deux montagnes et au bord d'un lac. Là aussi station de ski chic et chère (presque chiante). Je reprend ma route le long des lacs...

Puis, cette route devient plus plate, on sort des montagnes, on arrive sur les steppes Patagoniennes. Immense étendues plates comme de l'eau.... Soleil écrasant, route droite et infinie... impressionnant.
Plus loin, on retrouve des rivières, puis des canyons, énormes et somptueux.
Des condors dans le ciel m'observent (ils attendent sûrement que je tombe en panne d'essence) et je fais de même.

Puis arrive la superbe Vallée Ecantado, la vallée enchantée. Des pics et des rochers magnifiques, rognés par l'érosion prenant des formes surréalistes. Le soleil se couche quand j'arrive à Bariloche.

Je me rue sur un des petits restaurant afin d'y déguster une de ces merveilleuses viandes argentine...
Je vous ai parlé de chocolaterie. En effet, Bariloche est la capitale du chocolat ici, et c'est ce qui reste de plus authentique dans la ville. De nombreuses chocolateries se succèdent dans la ville. C'est un héritage des Suisse et des Allemand qui se sont installes ici il y a quelques décennies, et je ne m'en plains pas !
J'avais prévu d'abord de poursuivre ma route pour le Nord et visiter les villes de Mendoza, Cordoba, San Juan, pour arriver à Buenos Aires. Mais, je me fait happer par cette nature, et je décide de rester en Patagonie, même si la suite du voyage risque d'être un peu rapide. Je prend donc à nouveau la route, avec 13 heures de bus pour traverser en largeur le pays et me retrouver sur la cote atlantique, à Puerto Madryn.
Durant ces treize heures, j'ai pu tout d'abord admirer à nouveau une superbe route sinueuse le long de lacs et au milieu des montagnes, puis, les 10 heures suivantes, se furent à nouveau les steppes.
Des kilomètres de plat, de rien, ou presque.
Quelques touffes d'herbes, deux trois vaches ou chevaux de temps à autre et puis cette route droite et infinie....


A bientôt.





Petite crique dans le port de Puerto Mont, où les barques et bateaux de pêche attendent ...
 Toujours le port, mais vu depuis un des petits restaurants sur piloti.
 Un marin, préparant des conserves de moules et de palourdes...
Au restaurant, les argentins prennent souvant un plat pour toute la table. C'est souvent une grosse quantité de viande, accompagnée de pommes de terre. Ici une "parilla". Plusieurs (gros) morceaux de viandes ( poulet, boeuf, saucisses, boudins, agneau, trippes, intestins...) cuit souvent au feu de bois, et qui fini de cuire, ou reste au chaud, sur une plaque que l'on apporte à table. Ensuite chacun pioche ce qu'il veut !!!Un festin !

 Le lac Villarino sur cette fameuse route des sept lacs.
 Le lac Falkner, toujours sur la route.
 Le lac Lagar depuis la berge de San Martin de Los Andes.
 Le Rio Collon Curo. Non loin d'ici, les condors...sur les falaises.
 Petite vue de la vallée enchantée ou chaque roche est une sculpture.

 Dans les fast food argentin, on mange.. argentin. De la viande grillées sur des grandes plaques chauffantes, accompagnées bien sûr de frites ou de purée. Mais c'est bon, et bien meilleur qu'un macdo !!!


et les photos…


facade d'un petit resto "typique" du port de Puerto Mont. Belle deco en tout cas !!!
 Patagonie...c'est grand, c'est beau, c'est fort (bis) !.....
Idem. Non loin de la vallee enchantée…



lundi 24 octobre 2005

Direction le Sud…


Retour donc à Santiago du Chili, où je passe quelques jours (pluvieux et froid ), mais où je découvre une ville vraiment étonnante !!!!
Etonnante par sa grande modernité, par ces gens tous très sympas, par ses rues aérées et commerçantes, par ces déjà nombreux buildings (on ne peut tout de même pas encore parler de gratte-ciel) rivalisant bientôt avec les hautes montagnes qui l'entourent. En effet, Santiago est entourée de montagnes. Une grosse colline, le Cerro San Cristobal et, de l'autre coté, les Andes... Du haut du Cerro, on peut observer la mégalopole dominée par les hautes cimes blanchies de la cordillère... c'est impressionnant !!! 

Le smog ambiant cachant le bas des montagnes, on croirait voir le ciel, quand un peu plus haut, on aperçoit, sortant du brouillard, les pointes blanches de neiges éternelles....


Il y a aussi de nombreux bâtiment du début du XXe siècle, architecture art déco, art nouveau, et puis un quartier francais-anglais, où les routes pavées et les belles demeures donnent un charme fou à ce coin de la ville....


Bizarrement, il n'y a pas beaucoup d'édifices coloniaux. Les chiliens ont résisté (ou tout détruit). Les immeubles plus récent, eux, oscillent entre la beauté clinquante et le mauvais goût des années 60, 70....


Je poursuis mon petit tour, en descendant dans le sud, à Villaricca. 

Une ville, les pieds dans le lac du même nom...et dominée par le superbe volcan, lui aussi, appelé Villarrica!!!!
Volcan tout blanc (c'est la fin de l'hiver, voir le printemps) et fumant constamment...Il se reflète dans le lac, calme et reposant.
Le Villarrica est donc toujours en activité, sa dernière éruption eu lieu en 84.

J'ai pu, moi-même, observer son activité constante en le grimpant (2850 mètres seulement). Paysages splendides, dominant la cordillère, le lac et les vallées... Montée pas difficile en soit, mais durant quand même 5 heures, à un rythme très lent, c'est peut être pour ça que ce n'était pas si dur !!!

La haut, vue splendide et froid polaire.....mêlé à un vent soufflant très fort. Et puis le cratère...comme dit, les fumerolles s'échappent sans arrêt, et des crachats de roches volcaniques, venaient graver les visages...


A notre arrivée, le cratère de 200 mètres de large, était profond d'une cinquantaine de mètres et au fond de cette roche noire, un petit étang de lave rouge... Puis, quelques minutes plus tard, la roche noire s'effondre, provocant un grand bruit, ce n'était que de la lave durcie. Puis, survint une explosion de lave d'une quinzaine de mètres environs, giclant des entrailles de la terre, d'un rouge superbe mêlé d'orange...presque du Pollock !!! 


Redescende du volcan en 2 heures, sur les fesses, glissant sur la neige et sur les pentes du Villarica.


Le lendemain, je repars pour un peu plus au sud : Puerto Mont, la porte d'entrée à la Patagonie...



A bientôt !!!





Vue de Santiago du Chili. Nouveaux buildings, le fleuve et au fond, la cordillere...
Non ce n'est pas une gare, c'est le superbe marché couvert de Santiago...Un des plus beau marché que j'ai vu !!! Essentiellement du poisson et des crustacés. De plus, au centre et autours des marchands, on trouve des dizaines de gargottes et de restaurants où l'on peut déguster de superbes plats... à base de poisons bien sur !!! Un vrai régal....
 Un poissonnier servant son client.
Étal de poissons. Saumons, congres, crevettes, palourdes, moulles, crabes, ousins, saint-jaques, et puis des crustaces bizarres dont je ne connais pas le nom...
 Le lac et le volcan Villarrica. Ici encore recouvert de gros nuages...
Toujours le Villarrica, une heure plus tard, les nuages disparaissent, le ciel bleu arrive et le volcan se dévoile...du coup, re-croquis !!!
 Petit exemple des maisons en bois a Villarrica.
À Villarrica, il n'y a pas de marché, mais de nombreux supermarchés !!!!!!!
Par contre, quelques vendeurs ambulants se promenent en ville, ou posent leur stand sur le trottoir. Des brouettes de légumes, de fleurs ou de fruit. Des stands de fraises, farine, miel et oeufs.




et deux petites photos…

Effet reflet au bord du Villarrica.

 Le volcan Villarrica, superbe, immacculé et majestueux...


dimanche 16 octobre 2005

109,36°W 27,10°S : une île....

Petit arrêt donc à Cochabamba. 
Petite ville calme, et sympathique sur la route de La Paz.

Un Jésus superstar de 33 mètres de haut, le plus grand du monde (et oui, ce n'est pas à Rio) bras en croix, plantés sur la colline et dominant la ville, rappel de la grande religiosité de ce pays. Un énorme marché, sans doute un des plus grands de Bolivie, et une place centrale très animée le jour comme le soir font de cette ville une agréable petite étape. 
Bien qu'à l'arrivée, j'ai failli me faire dévaliser par un chauffeur de taxi, son complice, un faux passager équatorien et un autre complice, un faux flic cherchant de la drogue (il m'a reniflé les mains ce vaurien), dans un taxi, à 5 heures du mat' ainsi que des faux billets et des faux passeports, sur le pauvre touriste que je suis !!! 
Mais n'écoutant que mon courage, je sautais de la voiture (roulant a vive allure dans les rue déserte de Cochabamba au petit matin) pour échapper à ces filous, qui me tiraient dessus a coup de mitraillettes ( non ça - la mitraillette - c'est pas vrai) !!! Non mais !!!!

Après Cochabamba, je suis remonté à La Paz. Derniers petit tours dans cette chouette ville, achat des derniers petits souvenirs....écharpe en alpaga, amulettes, fœtus de lama séchés, grenouilles empaillées....que de belles choses !!!!

Les fœtus de lama (pas du chanteur) séchés ! J'avais dit que j'en reparlerai. Je n'en ai pas vu ailleurs dans le Pays.

Il s'agit donc de petits fœtus, d'une quinzaine de centimètres, sans poils, presque à l'état embryonnaire (si on peut dire), jusqu'à des spécimens de plus d'un mètre de long avec poils, yeux, dents et tout le toutim !!!! Le tout séché et replie dans une pose fœtale. Les indiens achètent cela pour, une fois chez eux, les brûler et ainsi protéger leurs habitations !!! Ils ont ainsi toute une ribambelle d'amulettes, gris-gris et potions magiques en tout genre pour toutes les occasions.
En tout cas, ça fait de chouette souvenirs !!!! Qui plairont à la belle mère !!!!


Je prends ensuite l'avion pour Santiago, mais comme le vol était reporté d'un jour (la compagnie m'ayant logé au Ritz de La Paz en dédommagement. C'est bien, mais je perds une journée au Chili ! Et puis le Ritz de La Paz ne doit pas être un des meilleurs de la chaîne. Je chipote, mais quand même!!!), je ne passe que 10 heures dans cette ville avant de m'envoler pour Hanga Roa.....

Hanga Roa...

"capitale" de.....

…L'île de Paques !!!! 

Bravo à ceux qui ont trouvé !!!!! 


Capitale est un grand mot, puisque c'est le seul village de l'île !!! 

A signaler que c'est une des îles les plus isolées du globe : 109,36°W 27,10°S étant ses coordonnées.
J'atterris donc en milieu de journée, par temps gris et pluvieux. 

Mais la première balade autours du petit village (3000 âmes, plus 500 touristes par semaines environs) me séduit de suite.
La mer déchaînée, le ciel gris, nuageux, le vent, l'herbe bien verte, et quelques Moaï (les statues) de-ci de-là...c'est beau !
Les autres jours furent beaux, eux aussi. Chauds, ensoleillés...un rêve pour découvrir l'île !


Alors en plus de ces statues magnifiques, mystérieuses et imposantes, l'île elle-même, est très belle.
De vieux volcans dormants, des lacs en leurs centres, des prairies ballonnées et vertes, une mer déchaînée flanquant de grosses vagues sur de superbes rochers de lave, des chevaux en liberté un peu partout, des buses ou faucons s'envolant presque tous les vingt mètres, de petites plages et petites criques de sables blancs avec de l'eau bonne et claire, des grottes, des cavernes, des fleurs par milliers, font de cette île un vrai chef d'œuvre !!!
Les levers et couchés de soleil derrière les statues, restera, comme la laguna Collarada en Bolivie, inoubliable....
De plus, il flotte vraiment un air de Polynésie ici. Ce n'est plus vraiment l'Amérique du sud. Les gens sont très gentils (en Amérique aussi), tout est tranquille, calme, reposant. Si reposant et tranquille que je n'avais pas de clef de chambre à la guesthouse, tout restait ouvert !!!! Il n'est pas rare de voir des femmes avec une belle fleur accrochée dans les cheveux et des hommes exhibant fièrement leurs beaux tatouages...


Apres cinq jours sur cette belle île, je repars à nouveau pour Santiago...finir mon voyage sur le continent.



A bientôt.


Mes petits croquis du bout du bout du monde…



Hommage à Corto, qui est aussi passé par là !!!!
Vue du petit port d'Hanga Roa. Quelques barques jaunes, bleues et rouges....des petits cocotiers, un semblant de plage de sable fin, deux petits moaïs et deux trois maisons restaurants et agences de tourisme. Tranquille quoi !!!

L'ahu Tongariki. Le plus grand site de l'ile. Il s'agit d'une plateforme soutenant 15 grandes statues sur plus de 200 metres de long !!!
Tous les moaïs sont dos à la mer comme la plus part sur l'ile. Un seul, à garder son pukao ( chapeau), les autres jonchant le sol quelques mêtres plus bas. Ce site à été balayé par un Tsunami dans les annees 60, renvoyant les statues sur plusieurs centaines de mêtres à l'intérieur des terres.


Pour construire ces énormes statues, les pascuans utilisaient la roche du volcan Rano Raraku, situé au sud est de l'ile. Presque tous les moaïs viennent de la !
Il creusaient directement dans la roche. Un travail faramineux pour ensuite les sortir de là et les enmener sur les sites, pour ensuite encore devoir les soulever, on ne sait toujours pas exactement comment....
Sur ce volcan, on peut aujourd'hui admirer des centaines de moaïs abandonnés. Brisés, fendus, ils sortent fièrement leur têtes de la roche et de l'herbe.
 Toujours ces moaïs perdus sur le volcan, regardant l'horizons, et eux voient la mer....
Petit exemple d'habitation pascuane. Petite maisons, souvent fait de bois. Souvent aussi, un petit jardin où l'on peut y admirer de nombreux arbustes et plantes en fleurs !!! Au loin, un petit volcan.

Non loin de là, au nord du village, quelques ahu et quelque moaï le long de la mer. Celui ci fait parti de l'ahu Akapu.


Petits croquis de moaï de l'ahu Akivi. Sept superbes moaïs, qui, contrairement aux autres, sont les seuls à être tournés vers l'ocean.





…et pour vous donner envie d'aller aussi loin…



Il y a une plage de sable blanc et des cocotier sur l'ile !!! 

Et, de plus, comme un peu a Tulum au Mexique, ce merveilleux paysage est agrémenté d'un superbe site.
L'ahu Nau Nau domine la plage et la mer. 

Ces six statues sont superbes. 

On y voit encore de nombreux details et quatre d'entres elles possedent encore le pukao.
En tout cas, une petite baignade ici, dans de l'eau transparente avec les moaïs qui vous observent ( de dos), c'est superbe !!!!

levé de soleil a l'ahu Tongariki. 
C'etait...comment dire...sublime !!!!....

Une des grotte formée par les coullees de laves des volcans. La mer vient se jetter dedans forment des vagues magnifiques. A l'interieur de celle-ci, on peut observer des peintures rupestres datant de 350 ans.

Couché de soleil cette fois sur le moaï Ko Te Riku, le seul de l'ile ayant retrouvé des yeux.

Et un dernier levé de soleil ( je sais, ça fait beaucoup! ) où le ciel avait des couleurs.. somptueuses !!!!







samedi 8 octobre 2005

Un peu de Sucre…après le désert !


Comme je l'ai déjà dit la dernière fois, Potosi est vraiment une superbe ville. 

Plantée à plus de 4000 mètres d'altitude, la lumière est belle, le ciel bleu, et l'air frais... mais pas trop !
Place centrale très animée, petites ruelles vivantes et grouillantes à certaine heures, multitude de petits restos et bars, certains branchés, donnent à cette petite ville une belle ambiance de gros village. J'ai la chance de loger dans une superbe petite guest house avec une vue imprenable sur le Cerro Rico, LA MONTAGNE qui domine la ville. 

Cette montagne, ou grosse colline, est la richesse de Potosi.
En effet, depuis 1545 (quelques années après Marignan, souvenez-vous), cette colline est creusée, perforée, piochée, explosée et exploitée pour toutes ses richesses (d'où le nom, cerro rico, la colline riche).
Au départ, c'était de l'argent, beaucoup d'argent et pendant très longtemps. Ce qui permit à cette ville de se développer et de s'enrichir. Du coup les Espagnols, malgré le fait d'exploiter et d'envoyer à la mort, dans ces galeries, des millions d'indiens et d'esclaves noirs, nous bâtirent une cité splendide, dotée des plus belles églises et des plus belles maisons !!!! Voilà pour la page historique..
Ces mines, aujourd'hui ont triste mine justement. Comme les boliviens qui y travaillent. La Montagne est devenue un immense gruyère, et il n'y a plus beaucoup d'argent. Il n'extraient plus que de la poudre d'argent mélangée à du plomb et du zinc. Et quel travail pour ce peu de poudre (une autre poudre est produit aussi dans le pays, plus blanche et beaucoup plus rentable, mais c'est dans la foret amazonienne) !!!!
Une visite dans ces mines, pour comprendre et voir comment, de nos jours, des hommes travaillent dans des conditions effroyables, pour gagner 1000 bols (c'est la monnaie bolivienne, pas des mugs) par mois, soit 100 € !!! C'est donc à voir, dans les croquis.


Il y a aussi à Potosi de très beaux musées, retraçant l'histoire de la ville et de ses coutume. Un fascinant couvant carmélite qui fait froid dans le dos, quand on voit le sort réservé à ces pauvres petites filles (riches certes, mais quand même), envoyées là-bas, directement d'Espagne et d'Europe, à l'age de 14 ou 15 ans, pour ne plus en ressortir, même après la mort, en passant toute leurs vie à ne rien dire.
Bref, une ville riches, fascinante et mystérieuse, où j'ai passé quelques jours avant de rejoindre la capitale... Sucre !


Je descends de 2000 mètres environ et me retrouve donc dans cette belle petite ville également, mais beaucoup, beaucoup plus calme que Potosi et La Paz. Ici tout est tranquille, la grande place, les ruelles, les gens. Par contre on voit de suite une différence de niveaux de vie. Alors qu'à La Paz et Potosi, de nombreuse femmes, jeunes et plus âgées, portent encore l'habit traditionnel, souvent générationnel dirait-on, ayant souvent de petit boulots, ici, on en voit beaucoup moins. On voit aussi plus de jeunes, une ville universitaire, où les gens s'habillent...comme chez nous. Portable, Internet, boutique à la mode, chocolateries, institut de beauté, tout ce qu'il faut pour l'homme, et la femme moderne !!!!

Certes dans les marchés, et autour de la place, il y a encore des gens avec ces belles robes plissées, ces collant en laine rose, ces chemises épaisses, ces foulards énorme et ces chapeaux magnifiques, mais comme dit, c'est plus rare qu'auparavant.
Ici aussi, de nombreux bars assez branchés, où les jeunes se retrouvent le soir, ainsi que sur la place centrale.
Et comme à Potosi, de très belles églises et de très belles maisons coloniales. Un vrai plaisir de se balader et de se perdre dans ses rues blanches, car c'est la ville blanche de Bolivie. Pour Sucre, cela va de soi.


Je suis également reste quelques jours ici, profitant du soleil et de la température très agréable de cette belle cite, en attendant de rejoindre La Paz en passant par Cochabamba.



A bientôt.





Comme il y a beaucoup d’église à Potosi, en voici une, l’église de la Merced.



Une deuxieme, dans un autre genre architectural, l’eglise San Bernardo.


Dans le quartier des mineurs, un peu avant l'entrée des galleries, il y a le marché des mineurs. De nombreuses boutiques vendant tous le matériel nécessaire : lampes, pioches, pelles, marteaux, vestes, gants, boissons, feuilles de coca, fils, cordes, casques, et bien sur de la dynamite pour exploser les galleries. Le mineurs est indépendant ( ce n’est pas un cadeau) Ils n’ont pas le choix. Les compagnies sont parties quand ce n’était plus assez rentable. Les mineurs doivent donc acheter tout leur materiels. Cela étant à retirer de leurs 1000 bols !!!!
Dans le fond, c’est dur !! Il fait chaud, tres chaud, il y a de la poussiere, ou plutot, des particules de minerais qui flottent dans le peu d’air, c’est humide…c’est pas loin de l’enfer !!!
Les hommes courrent, poussent des chariots vieux comme la mine, les galleries sont parfois très petites, très basses, il faut ramper pour avancer...comment font-ils, ces pauvres hommes !!!

Puis il faut charger des gros sacs que l`on remonte à la surface par des poulies, tout ça au pas de course Puis, on décharge le chariot pour courrir le remplir a nouveaux.
 Le matériel du mineur. Gants, casque, lumiere, de bons poumons, de la dynamite....
 Petits croquis de personnages, habits et visages, sur la place principale de Potosi.

 Et encore une église !! L'église San Sebastian, toujours à Potosi.
 Cireurs de chaussures. L’un plus riche que l’autre!

La cathédrale de Sucre cette fois ci. Imposante, grande et belle, elle domine le centre de la ville et la place principale.
Petite sandwicherie dans le marché de la ville. Au menu, sandwich au jambon maison ou au chorizo, une spécialite d’ici. C’est delicieux. Avec du pain qui ressemble a du pain, des oignons et tomates, ca calle bien pour le petit dej. Ensuite, un bon petit jus de fruit dans le stand d’à côté pour faire passer le piquant et la journée commence bien !!!!


et les photos…

A Potosi, au sortir des galleries, les mineurs chargés de remonter les déchets, déversent les chariots. 
Tout ça, à la force des bras et des mollets.

Plus bas, dans la ville, mais dans le quartier des mineurs, j'ai vu des enfants faire les poubelles. 
Je ne sais pas si c'etait pour jouer…

À quelques centaines de metres de la ville de Sucre, se trouve une usine de ciment. Cette usine, dynamite regulierement la montagne pour en extraire de quoi produire le ciment. Un beau jour de 1994, un grand pan de montagne est explosé, et la...miracle...on decouvre des empreintes de dinosaures. Sur un “mur” de 2 km de long et 40 metres de hauteur, on peut observer une merveille de la nature.
Des empreintes vieilles de 65 millions d’annees!!! C’etait un lac a l’epoque et apres les frictions entre les plaques techtoniques, cette etendue c’est releve et placee a la verticale, pour etre decouverte quelques millions d’annees plus tard, par deux dynamiteurs !!!
Les traces sont incroyables, on dirait qu’ils viennent de passer par la une heure avant !! Plusieurs especes, des tyranosaures, bronthosaures et autres.... Facinant !!! 

Dans le désert, en arrivant à Sucre, soudain, un arbre...bleu!!!
C’était très beau. Puis, en ville, il y en avait un peu partout.