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mardi 1 novembre 2005

Steppes après steppes....


Me voici donc à Puerto Mont, un port, au centre-sud du Chili, au cœur de la région des lacs. 


Mais, le temps n'était pas avec moi : beaucoup de pluie, des gros nuages et un froid a faire rentrer des canards !!!!




La ville en elle même n'est pas des plus sympathiques mise à part le port justement à quelques centaines de mètres du centre.
On peux observer les bateaux déchargeant leurs récoltes journalières, les poissonniers, des phoques attendant des restes, et... au milieu de tout cela, des petits restos sur pilotis ainsi que des petites gargotes et des petits stands, où l'on peut déguster de savoureux plats à base de poissons bien sûr. Notamment le curanto, un superbe plat, avec du poisson, des moules, des palourdes, du lard, du poulet, des légumes et des pommes de terre.... arrosé d'un délicieux bouillon de crustacés et accompagné d'un tartare de saumon au citron et aux herbe !!! En deux mots : Un régal.

Je voulais donc aller me faire une belle promenade autour des lacs, peut-être même prendre le bateau, mais, tout est payant ici, et très cher !!!!
Le beau temps n'ayant pas fait le voyage avec moi, et comme la fin de mon petit tour se dessine(jdm), je décide de quitter le Chili, pour passer de l'autre cote, à quelques heures de bus, en Argentine !
Durant le trajet, la neige a blanchi les cols et les montagnes que je traversais.

J'arrive à Bariloche, plus bas, en ayant laisse la neige sur les hauteurs. Petite ville au pied des montagnes, nichée au milieu d'une région de lacs, elle aussi.

Alors, ici aussi, la ville n'est pas folichonne, mais au contraire de Puerto Mont, où il y avait de l'authenticité, ici tout est fait pour le touriste. Restos, bars, cafés, chocolateries, agences de voyage, souvenirs...une sorte de station de ski des Alpes...tout ce que je déteste !.....
Mais, heureusement, je quitte rapidement la ville pour découvrir la nature environnante et là... c'est sublime.
Routes splendides longeant les lacs (c'est la route des 7 lacs d'ailleurs). Lacs donc, montagnes, forets, panoramas sublimes à chaque virage, sur les pics encore enneigés...un vrai bonheur. Alors c'est vrai que ça peut faire penser un peu à la Suisse, l'Autriche ou les Alpes française, mais avec de l'espace en plus, et sur ces 600 km que j'ai effectué, seulement deux petits villages (certes, des stations touristiques) et une petite ville (elle aussi) mais sinon, rien. Pas un loueur de ski, pas une enseigne, pas de panneaux publicitaires, pas de (mauvais) restaurants le long des routes... la nature à l'état pur ! Même les routes n'étaient pas goudronnées sur la grande partie du trajet. J'avais des remords à faire ça en voiture, mais à pieds, c'est long....

Je dors à San Martin de los Andes (dans une superbe petit auberge, chez des gens tout à fait charmants), ville lovée entre deux montagnes et au bord d'un lac. Là aussi station de ski chic et chère (presque chiante). Je reprend ma route le long des lacs...

Puis, cette route devient plus plate, on sort des montagnes, on arrive sur les steppes Patagoniennes. Immense étendues plates comme de l'eau.... Soleil écrasant, route droite et infinie... impressionnant.
Plus loin, on retrouve des rivières, puis des canyons, énormes et somptueux.
Des condors dans le ciel m'observent (ils attendent sûrement que je tombe en panne d'essence) et je fais de même.

Puis arrive la superbe Vallée Ecantado, la vallée enchantée. Des pics et des rochers magnifiques, rognés par l'érosion prenant des formes surréalistes. Le soleil se couche quand j'arrive à Bariloche.

Je me rue sur un des petits restaurant afin d'y déguster une de ces merveilleuses viandes argentine...
Je vous ai parlé de chocolaterie. En effet, Bariloche est la capitale du chocolat ici, et c'est ce qui reste de plus authentique dans la ville. De nombreuses chocolateries se succèdent dans la ville. C'est un héritage des Suisse et des Allemand qui se sont installes ici il y a quelques décennies, et je ne m'en plains pas !
J'avais prévu d'abord de poursuivre ma route pour le Nord et visiter les villes de Mendoza, Cordoba, San Juan, pour arriver à Buenos Aires. Mais, je me fait happer par cette nature, et je décide de rester en Patagonie, même si la suite du voyage risque d'être un peu rapide. Je prend donc à nouveau la route, avec 13 heures de bus pour traverser en largeur le pays et me retrouver sur la cote atlantique, à Puerto Madryn.
Durant ces treize heures, j'ai pu tout d'abord admirer à nouveau une superbe route sinueuse le long de lacs et au milieu des montagnes, puis, les 10 heures suivantes, se furent à nouveau les steppes.
Des kilomètres de plat, de rien, ou presque.
Quelques touffes d'herbes, deux trois vaches ou chevaux de temps à autre et puis cette route droite et infinie....


A bientôt.





Petite crique dans le port de Puerto Mont, où les barques et bateaux de pêche attendent ...
 Toujours le port, mais vu depuis un des petits restaurants sur piloti.
 Un marin, préparant des conserves de moules et de palourdes...
Au restaurant, les argentins prennent souvant un plat pour toute la table. C'est souvent une grosse quantité de viande, accompagnée de pommes de terre. Ici une "parilla". Plusieurs (gros) morceaux de viandes ( poulet, boeuf, saucisses, boudins, agneau, trippes, intestins...) cuit souvent au feu de bois, et qui fini de cuire, ou reste au chaud, sur une plaque que l'on apporte à table. Ensuite chacun pioche ce qu'il veut !!!Un festin !

 Le lac Villarino sur cette fameuse route des sept lacs.
 Le lac Falkner, toujours sur la route.
 Le lac Lagar depuis la berge de San Martin de Los Andes.
 Le Rio Collon Curo. Non loin d'ici, les condors...sur les falaises.
 Petite vue de la vallée enchantée ou chaque roche est une sculpture.

 Dans les fast food argentin, on mange.. argentin. De la viande grillées sur des grandes plaques chauffantes, accompagnées bien sûr de frites ou de purée. Mais c'est bon, et bien meilleur qu'un macdo !!!


et les photos…


facade d'un petit resto "typique" du port de Puerto Mont. Belle deco en tout cas !!!
 Patagonie...c'est grand, c'est beau, c'est fort (bis) !.....
Idem. Non loin de la vallee enchantée…



lundi 24 octobre 2005

Direction le Sud…


Retour donc à Santiago du Chili, où je passe quelques jours (pluvieux et froid ), mais où je découvre une ville vraiment étonnante !!!!
Etonnante par sa grande modernité, par ces gens tous très sympas, par ses rues aérées et commerçantes, par ces déjà nombreux buildings (on ne peut tout de même pas encore parler de gratte-ciel) rivalisant bientôt avec les hautes montagnes qui l'entourent. En effet, Santiago est entourée de montagnes. Une grosse colline, le Cerro San Cristobal et, de l'autre coté, les Andes... Du haut du Cerro, on peut observer la mégalopole dominée par les hautes cimes blanchies de la cordillère... c'est impressionnant !!! 

Le smog ambiant cachant le bas des montagnes, on croirait voir le ciel, quand un peu plus haut, on aperçoit, sortant du brouillard, les pointes blanches de neiges éternelles....


Il y a aussi de nombreux bâtiment du début du XXe siècle, architecture art déco, art nouveau, et puis un quartier francais-anglais, où les routes pavées et les belles demeures donnent un charme fou à ce coin de la ville....


Bizarrement, il n'y a pas beaucoup d'édifices coloniaux. Les chiliens ont résisté (ou tout détruit). Les immeubles plus récent, eux, oscillent entre la beauté clinquante et le mauvais goût des années 60, 70....


Je poursuis mon petit tour, en descendant dans le sud, à Villaricca. 

Une ville, les pieds dans le lac du même nom...et dominée par le superbe volcan, lui aussi, appelé Villarrica!!!!
Volcan tout blanc (c'est la fin de l'hiver, voir le printemps) et fumant constamment...Il se reflète dans le lac, calme et reposant.
Le Villarrica est donc toujours en activité, sa dernière éruption eu lieu en 84.

J'ai pu, moi-même, observer son activité constante en le grimpant (2850 mètres seulement). Paysages splendides, dominant la cordillère, le lac et les vallées... Montée pas difficile en soit, mais durant quand même 5 heures, à un rythme très lent, c'est peut être pour ça que ce n'était pas si dur !!!

La haut, vue splendide et froid polaire.....mêlé à un vent soufflant très fort. Et puis le cratère...comme dit, les fumerolles s'échappent sans arrêt, et des crachats de roches volcaniques, venaient graver les visages...


A notre arrivée, le cratère de 200 mètres de large, était profond d'une cinquantaine de mètres et au fond de cette roche noire, un petit étang de lave rouge... Puis, quelques minutes plus tard, la roche noire s'effondre, provocant un grand bruit, ce n'était que de la lave durcie. Puis, survint une explosion de lave d'une quinzaine de mètres environs, giclant des entrailles de la terre, d'un rouge superbe mêlé d'orange...presque du Pollock !!! 


Redescende du volcan en 2 heures, sur les fesses, glissant sur la neige et sur les pentes du Villarica.


Le lendemain, je repars pour un peu plus au sud : Puerto Mont, la porte d'entrée à la Patagonie...



A bientôt !!!





Vue de Santiago du Chili. Nouveaux buildings, le fleuve et au fond, la cordillere...
Non ce n'est pas une gare, c'est le superbe marché couvert de Santiago...Un des plus beau marché que j'ai vu !!! Essentiellement du poisson et des crustacés. De plus, au centre et autours des marchands, on trouve des dizaines de gargottes et de restaurants où l'on peut déguster de superbes plats... à base de poisons bien sur !!! Un vrai régal....
 Un poissonnier servant son client.
Étal de poissons. Saumons, congres, crevettes, palourdes, moulles, crabes, ousins, saint-jaques, et puis des crustaces bizarres dont je ne connais pas le nom...
 Le lac et le volcan Villarrica. Ici encore recouvert de gros nuages...
Toujours le Villarrica, une heure plus tard, les nuages disparaissent, le ciel bleu arrive et le volcan se dévoile...du coup, re-croquis !!!
 Petit exemple des maisons en bois a Villarrica.
À Villarrica, il n'y a pas de marché, mais de nombreux supermarchés !!!!!!!
Par contre, quelques vendeurs ambulants se promenent en ville, ou posent leur stand sur le trottoir. Des brouettes de légumes, de fleurs ou de fruit. Des stands de fraises, farine, miel et oeufs.




et deux petites photos…

Effet reflet au bord du Villarrica.

 Le volcan Villarrica, superbe, immacculé et majestueux...


dimanche 16 octobre 2005

109,36°W 27,10°S : une île....

Petit arrêt donc à Cochabamba. 
Petite ville calme, et sympathique sur la route de La Paz.

Un Jésus superstar de 33 mètres de haut, le plus grand du monde (et oui, ce n'est pas à Rio) bras en croix, plantés sur la colline et dominant la ville, rappel de la grande religiosité de ce pays. Un énorme marché, sans doute un des plus grands de Bolivie, et une place centrale très animée le jour comme le soir font de cette ville une agréable petite étape. 
Bien qu'à l'arrivée, j'ai failli me faire dévaliser par un chauffeur de taxi, son complice, un faux passager équatorien et un autre complice, un faux flic cherchant de la drogue (il m'a reniflé les mains ce vaurien), dans un taxi, à 5 heures du mat' ainsi que des faux billets et des faux passeports, sur le pauvre touriste que je suis !!! 
Mais n'écoutant que mon courage, je sautais de la voiture (roulant a vive allure dans les rue déserte de Cochabamba au petit matin) pour échapper à ces filous, qui me tiraient dessus a coup de mitraillettes ( non ça - la mitraillette - c'est pas vrai) !!! Non mais !!!!

Après Cochabamba, je suis remonté à La Paz. Derniers petit tours dans cette chouette ville, achat des derniers petits souvenirs....écharpe en alpaga, amulettes, fœtus de lama séchés, grenouilles empaillées....que de belles choses !!!!

Les fœtus de lama (pas du chanteur) séchés ! J'avais dit que j'en reparlerai. Je n'en ai pas vu ailleurs dans le Pays.

Il s'agit donc de petits fœtus, d'une quinzaine de centimètres, sans poils, presque à l'état embryonnaire (si on peut dire), jusqu'à des spécimens de plus d'un mètre de long avec poils, yeux, dents et tout le toutim !!!! Le tout séché et replie dans une pose fœtale. Les indiens achètent cela pour, une fois chez eux, les brûler et ainsi protéger leurs habitations !!! Ils ont ainsi toute une ribambelle d'amulettes, gris-gris et potions magiques en tout genre pour toutes les occasions.
En tout cas, ça fait de chouette souvenirs !!!! Qui plairont à la belle mère !!!!


Je prends ensuite l'avion pour Santiago, mais comme le vol était reporté d'un jour (la compagnie m'ayant logé au Ritz de La Paz en dédommagement. C'est bien, mais je perds une journée au Chili ! Et puis le Ritz de La Paz ne doit pas être un des meilleurs de la chaîne. Je chipote, mais quand même!!!), je ne passe que 10 heures dans cette ville avant de m'envoler pour Hanga Roa.....

Hanga Roa...

"capitale" de.....

…L'île de Paques !!!! 

Bravo à ceux qui ont trouvé !!!!! 


Capitale est un grand mot, puisque c'est le seul village de l'île !!! 

A signaler que c'est une des îles les plus isolées du globe : 109,36°W 27,10°S étant ses coordonnées.
J'atterris donc en milieu de journée, par temps gris et pluvieux. 

Mais la première balade autours du petit village (3000 âmes, plus 500 touristes par semaines environs) me séduit de suite.
La mer déchaînée, le ciel gris, nuageux, le vent, l'herbe bien verte, et quelques Moaï (les statues) de-ci de-là...c'est beau !
Les autres jours furent beaux, eux aussi. Chauds, ensoleillés...un rêve pour découvrir l'île !


Alors en plus de ces statues magnifiques, mystérieuses et imposantes, l'île elle-même, est très belle.
De vieux volcans dormants, des lacs en leurs centres, des prairies ballonnées et vertes, une mer déchaînée flanquant de grosses vagues sur de superbes rochers de lave, des chevaux en liberté un peu partout, des buses ou faucons s'envolant presque tous les vingt mètres, de petites plages et petites criques de sables blancs avec de l'eau bonne et claire, des grottes, des cavernes, des fleurs par milliers, font de cette île un vrai chef d'œuvre !!!
Les levers et couchés de soleil derrière les statues, restera, comme la laguna Collarada en Bolivie, inoubliable....
De plus, il flotte vraiment un air de Polynésie ici. Ce n'est plus vraiment l'Amérique du sud. Les gens sont très gentils (en Amérique aussi), tout est tranquille, calme, reposant. Si reposant et tranquille que je n'avais pas de clef de chambre à la guesthouse, tout restait ouvert !!!! Il n'est pas rare de voir des femmes avec une belle fleur accrochée dans les cheveux et des hommes exhibant fièrement leurs beaux tatouages...


Apres cinq jours sur cette belle île, je repars à nouveau pour Santiago...finir mon voyage sur le continent.



A bientôt.


Mes petits croquis du bout du bout du monde…



Hommage à Corto, qui est aussi passé par là !!!!
Vue du petit port d'Hanga Roa. Quelques barques jaunes, bleues et rouges....des petits cocotiers, un semblant de plage de sable fin, deux petits moaïs et deux trois maisons restaurants et agences de tourisme. Tranquille quoi !!!

L'ahu Tongariki. Le plus grand site de l'ile. Il s'agit d'une plateforme soutenant 15 grandes statues sur plus de 200 metres de long !!!
Tous les moaïs sont dos à la mer comme la plus part sur l'ile. Un seul, à garder son pukao ( chapeau), les autres jonchant le sol quelques mêtres plus bas. Ce site à été balayé par un Tsunami dans les annees 60, renvoyant les statues sur plusieurs centaines de mêtres à l'intérieur des terres.


Pour construire ces énormes statues, les pascuans utilisaient la roche du volcan Rano Raraku, situé au sud est de l'ile. Presque tous les moaïs viennent de la !
Il creusaient directement dans la roche. Un travail faramineux pour ensuite les sortir de là et les enmener sur les sites, pour ensuite encore devoir les soulever, on ne sait toujours pas exactement comment....
Sur ce volcan, on peut aujourd'hui admirer des centaines de moaïs abandonnés. Brisés, fendus, ils sortent fièrement leur têtes de la roche et de l'herbe.
 Toujours ces moaïs perdus sur le volcan, regardant l'horizons, et eux voient la mer....
Petit exemple d'habitation pascuane. Petite maisons, souvent fait de bois. Souvent aussi, un petit jardin où l'on peut y admirer de nombreux arbustes et plantes en fleurs !!! Au loin, un petit volcan.

Non loin de là, au nord du village, quelques ahu et quelque moaï le long de la mer. Celui ci fait parti de l'ahu Akapu.


Petits croquis de moaï de l'ahu Akivi. Sept superbes moaïs, qui, contrairement aux autres, sont les seuls à être tournés vers l'ocean.





…et pour vous donner envie d'aller aussi loin…



Il y a une plage de sable blanc et des cocotier sur l'ile !!! 

Et, de plus, comme un peu a Tulum au Mexique, ce merveilleux paysage est agrémenté d'un superbe site.
L'ahu Nau Nau domine la plage et la mer. 

Ces six statues sont superbes. 

On y voit encore de nombreux details et quatre d'entres elles possedent encore le pukao.
En tout cas, une petite baignade ici, dans de l'eau transparente avec les moaïs qui vous observent ( de dos), c'est superbe !!!!

levé de soleil a l'ahu Tongariki. 
C'etait...comment dire...sublime !!!!....

Une des grotte formée par les coullees de laves des volcans. La mer vient se jetter dedans forment des vagues magnifiques. A l'interieur de celle-ci, on peut observer des peintures rupestres datant de 350 ans.

Couché de soleil cette fois sur le moaï Ko Te Riku, le seul de l'ile ayant retrouvé des yeux.

Et un dernier levé de soleil ( je sais, ça fait beaucoup! ) où le ciel avait des couleurs.. somptueuses !!!!